Nipédu 03 – Privé de foot : c’est évaluation !

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Dans cet épisode moins numérique nous parlons des types d’évaluations. Comment et pourquoi évaluer ?

On s’excuse par avance pour les petits soucis de son !

Nipédu, alias NipÉducation,  est le podcast de la famille NipCast dédié à l’#école, à l’#éducation et au #numérique.

Il est animé par @profdesecoles@nicdurupt et @Karabasse77


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Rubrique-à- brac

L’enseignement du code à l’école.
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Les concours et appels à projets: faites-vous connaître et faites-nous connaître les manifestations qui peuvent stimuler des mises en projet dans les classes.

Dossier NIPÉDU 1/2  Évaluer à l’école, pour quoi faire ?

 

– Les différents types d’évaluations

– Les fonctions de l’évaluation

– Évaluation et erreur

-À propos de la note : où en sommes-nous

-Les familles et l’évaluation

L’échelle d’intelligence WISCWechsler Intelligence Scale for Children

LA RÉCRÉ

Retour sur la balise  #Nipvoice de Nicolas.
QR Code vs réalité augmentée 

Dossier NIPÉDU 2/2  Évaluer pour mieux enseigner ? Évolutions dans l’évaluation ?

« L’évaluation positive » (rappel institutionnel, circulaire de rentrée / F. Robine)
« L’évaluation formative » (Le Mouvement  Contre la Constante Macabre, les fiches de réussite …)
« L’évaluation métacognitive » (Enseigner dans le spécialisé, différencier pour mieux évaluer)
« L’évaluation institutionnelle » (Les ceintures Oury)
Les livres de André Antibi :
La constante macabre ou comment a-t-on découragé des générations d’élèves ?
Pour en finir avec la constante macabre ou Les Notes : La fin du cauchemar.
Le livre de Charles Hadji :
Faut-il avoir peur de l’évaluation ?

Inspiration, coups de coeur, coups de gueule :

– Les collègues qui accueillent les formateurs pour des séquences filmées.
– L’astuce de classe pour comparer des masses: envoyez nous vos #niptruc !

niptruc

–  » Quand je m’examine, je m’inquiète, quand je me compare,je me rassure  » Charles Maurice de TALLEYRAND (1754-1838)

8 réflexions au sujet de « Nipédu 03 – Privé de foot : c’est évaluation ! »

  1. Un grand merci pour votre émission et pour votre dossier. Il y a beaucoup de choses à dire sur l’évaluation et il est difficile d’en faire le tour en une émission. En tant qu’enseignant de FLE hors éducation nationale, j’ai l’impression que tous les outils et méthodes d’évaluation ne sont pas utilisés pour évaluer la compétence à communiquer et que les notions de compétence, d’activités, de savoir-faire ne sont pas claires, qu’on ne sait pas exactement ce qu’on cherche à évaluer. En FLE, on a la chance d’avoir le Cadre européen commun de Référence pour les langues (qui malheureusement n’est pas facile à maitriser) qui aide à clarifier ces concepts: on a une compétence à communiquer (plurilingue et pluriculturelle) qui a plusieurs composantes (linguistique, sociolinguistique et pragmatique) et qui se manifeste dans plusieurs domaines d’activité (réceptions orale, écrite, productions orale et écrite, interactions orale et écrite, médiations orale et écrite) pour réaliser une action. À ma connaissance il n’y a qu’un diplôme qui reprend vraiment ces concept : le Diplôme de Compétence en Langue. Aujourd’hui, j’ai l’impression qu’on considère toujours la compréhension orale comme une compétence et qu’on essaie de dire si un apprenant est bon ou non en compréhension (du moins en langue étrangère) et que pour le savoir on pose des questions sur un document à comprendre mais dans la vie, on ne comprend jamais un document pour répondre à des questions (ou presque jamais). De ce fait, il y a le lien entre enseignement et évaluation est souvent biaisé et on enseigne pour préparer à une évaluation (type BAC) ce qui ne serait pas un problème si l’évaluation évaluait une compétence (savoir en action) et non pas une activité. Je pourrais développer mais ce serait trop long pour un commentaire 😉 En tout cas un grand merci encore pour votre émission, bonne continuation, bonnes vacances et bonne coupe du monde!

    1. Bonjour

      Je partage votre regard. Il est évident que devant une question aussi vaste, nos échanges ne pouvaient embrasser la totalité des conceptions, pratiques et enjeux de l’évaluation.
      Là où votre remarque me semble très pertinente, c’est qu’en effet, la compréhension orale est souvent considérée comme un préquis voire un acquis et très peu travaillée en tant que telle (l’IGEN en fait régulièrement le constat). C’est symptomatique sur les consignes par exemple. Alors même que les enseignants dressent ce constat et qu’ils consacrent des volumes importants d’APC à cela. Mais à leur décharge, on pointe ici clairement un manque dans la formation initiale et continue, et une méconnaissance de ses principes didactiques.
      Votre remarque en appelle une autre : le fait que l’école considére trop souvent l’évaluation que par la forme de l’écrit ignorant complètement l’évaluation orale. A l’école primaire, elle se réduit presque de nos jours à la récitation… C’est pourtant une forme d’évaluation qui doit retrouver ses lettres de noblesse et qui sur les langues vivantes étrangères ou non, mais sur d’autres disciplines aurait tout son intérêt.

  2. J’écoute le dossier pour la deuxième et j’ai beaucoup de remarques qui me viennent à l’esprit (je vous encourage donc à faire un 2ème numéro sur l’évaluation :D). Il y aurait beaucoup de choses à dire sur l’autoévaluation, l’évaluation par des pairs et l’évaluation par une tierce personne et comment les articuler. Je repense aussi à la remarque sur la « chatte » qui révèle pour moi l’incompréhension des élèves qui ne savent par sur quoi ils sont évalués ni sur quels critères. On gagnerait beaucoup à expliquer les critères d’évaluations aux apprenants. Toujours sur cette histoire de chatte et de masculin et de féminin: l’enseignant a voulu évaluer la composante linguistique avec un exercice lexicale et orthographique sans contexte, si on avait vraiment voulu évaluer la compétence à communiquer de l’apprenant, on lui aurait demander de réaliser une action dans un contexte et alors probablement que les résultats de l’apprenant auraient été différents. La réponse « zizi »n’était pas incorrecte sur le plan linguistique, elle l’était sans doute sur le plan sociolinguistique. Ceci rejoint mon 1er commentaire sur la notion de compétence qu’on ne peut pas évaluer qu’avec des exercices ou des questionnaires.

  3. L’anecdote du féminin/masculin est surtout pour illustratrice du choc des cultures familiales et scolaires, source de tant de difficultés.

    L’œuvre de Charles Hadji sur l’évaluation prolongera votre réflexion et répondra peut être à certaines de vos questions. Il interroge ce concept et ses pratiques dans un champ très large, qui dépasse l’école. Il en fait un sujet d’étude universel en observant qu’elle se répand partout avec ses avantages (si on s’applique à bien faire, très humblement) mais aussi avec ses dérives (si on fait vite, avec de mauvaises méthodes…).
    Il cite des exemples éloquents tels que certaines methodes de management ou les agences de notation…

    1. Merci pour les références 😉 Pour ceux que le Cadre européen commun de Référence pour les Langues, je recommande « L’évaluation et le Cadre européen commun » de Christine Tagliante publié chez Clé International.

  4. L’évaluation est un vaste débat mais reste nécessaire dans un processus d’instruction que ce soit pour évaluer le niveau d’un élève par rapport à sa classe ou pour observer son évolution.

    Note: en art martiaux, on utilise des ceintures non pas pour évaluer mais pour indiquer un niveau de compétence.
    Mais autant ceci est vrai jusqu’à la ceinture noir, autant à partir de celle-ci on se retrouve sans outils : on peut toujours repasser sa ceinture noir pour obtenir des dan mais on ne peu plus « progresser »

    Ce que je trouve dommage en revanche ce sont les examens: je trouverai plus logique d’avoir une évaluation à l’année plutot qu’une évaluation annuelle (qui ne compte pas) + un examen qui lui validera ou non le niveau 😉

    1. Oups on avait loupé ce commentaire pardon !
      Entièrement d’accord sur la nécessité d’une évaluation, à la fois pour juger de l’évolution d’un élève, mais aussi pour avoir un retour sur l’efficacité de son enseignement.
      Il existe aussi les notions de ceintures de compétences en pédagogie (pédagogie institutionnelle dont je ne suis pas expert), et arriver à la ceinture noire c’est déjà l’excellence !

  5. Je ne connaissais pas le principe de « ceinture de compétence » mais je trouve que c’est une bonne idée 😉
    Pour le suivi de commentaire, j’ai fait comme indiqué par un de vos collègues: me suis abonné au fil Rss des commentaires dans feedly 🙂

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